City Trip to London (partie 4/5) - Madame Tussaud's
Notre première journée à Londres venait donc ainsi de s'achever par la somptueuse comédie musicale Wicked (voyez l'article précédent). Il était près de 22h30 quand nous sortîmes de l'Apollo Victoria Theatre. Et après une journée pareille, et si chargée en visites, nous n'avions que peu de courage pour découvrir la vie nocturne londonienne. Surtout qu'une nouvelle journée aussi riche nous attendais le lendemain. Nous nous dirigeâmes donc vers la station de métro voisine pour le dernier voyage dans le London Underground de la journée, en direction de South Kensington, afin de rejoindre notre hôtel : le London Imperial College Summer Accommodation.

Enfin, il ne s'agit pas à proprement parler d'un hôtel, puisque le London Imperial College n'est autre qu'une université en plein coeur de la métropole ... qui plus est l'une des plus réputées du pays. En effet, durant les vacances d'été (jusque fin septembre en fait), l'Imperial College fait gracieusement de ses chambres d'étudiants vides durant la période estivale des locations accessibles à tous les touristes. Et je dois avouer avoir eu un vrai coup de cœur pour ce logement lorsque je l'ai découvert via Internet (plus particulièrement sur www.bsp-hotels.com, puisque c'est depuis ce site que je l'ai réservé). London Imperial College, c'est encore mieux qu'un hôtel finalement. Les bâtiments, directement sur le campus de l'université donc, sont situés autour d'un petit parc agréable (le Prince's Square) et sont tous très récents. La propreté des lieux est irréprochable. L'accès à la salle de fitness ou la piscine est également compris dans la nuitée. Après le rapide check-in (les joies de la réservation prépayée par internet) nous découvrons notre chambre, vraiment belle: grand lit, bel espace de travail (forcement, c'est une chambre étudiante à la base!), salle-de-bain privatisée assez spacieuse et café/thé à discrétion. Une vrai affaire pour un prix si dérisoire, car nous avons payé 90 euros la chambre (soit 45 par personne), incluant également le petit-déjeuner du lendemain matin ... un autre « great London moment » !

En effet, s’il y a bien une chose dont je raffole en Angleterre, c’est le typique « English Breakfast » ... Nous nous sommes donc levé tôt du dimanche pour en profiter, après une petite marche de 3 minutes dans l’air frais londonien, car le restaurant du Campus n’est pas dans le même bâtiment que l’accueil ou les chambres. Le petite déjeuner était composé d’un buffet proposant : haricots sauce tomate, saucisses cuites, bacon fumé, pain de pomme-de-terre, toasts, jus d’orange et thé. Avec bien sur, pour les allergiques à ces mets si tôt le matin des céréales, des fruits et des viennoiseries. Pour ma part, ce « vrai repas » pour débuter la journée à l’anglaise est un véritable délice. Beaucoup de gens crient au scandale quand je leur raconte mon voyage, et peut-être même vous, lecteur, derrière votre écran avez-vous fait la grimace ... mais je trouve qu’il s’agit d’un des « best-of » de la cuisine anglaise.
En bref, c’est donc avec le ventre bien rempli que nous avons ensuite directement fait le check-out de l’Imperial College pour nous rendre, peu avant 9h, et toujours via le London Underground (arrêt: Baker Street ...) à notre première attraction de la journée...
Madame Tussaud’s Museum
Pour ce qui ne connaissant pas (qui ne connais pas?), Madame Tussaud’s Museum est un immense musée comportant des statues de cires à l’effigie de personnages célèbres, et changeant au gré de l’actualité. J’avais déjà eu l’occasion de le visiter quand j’avais 7 ans, mais comme je n’en avais plus beaucoup de souvenirs (même si j’en gardais d’excellents) je voulais à tout prix le re-visiter car il s’agit quand même d’un « hit » londonien. J’avais également lu sur le web que beaucoup de choses avaient changées depuis (le prix d’entrée également ... à 30 euros maintenant!) En effet, le musée se veux maintenant assez moderne pour attirer la couche adolescents ou de jeunes adultes de la population ... Qu'importe, je voulais absolument y retourner. Nous avons donc, pour éviter la file d'attente souvent imposante de cette attraction populaire, opté pour une réservation des tickets d'entrée sur Internet (Dieu bénisse MasterCard à nouveau!). Et quel plaisir de pouvoir doubler tout le monde dans une file séparée. Le temps d'échanger notre e-ticket contre un vrai, et nous voila déjà en train de monter un grand escalier avec tapis rouge. Comme la couleur des murs par dessus lesquelles scintillent des lettres d'or : Madame Tussaud’s. Au sommet de l'escalier, un groom nous accueille, et nous indique un ascenseur. Les portes coulissantes se referment, et là ... musique. Durant la montée au dernier étage, point de départ de la visite, une voix off digne d'un film nous souhaite (en anglais évidement) la bienvenue au musée, mais surtout, nous indique de nous préparer à nous prendre au jeu avec les stars ... Une vrai petite mise en scène et j'adore. La musique s'arrête dans un petit roulement de tambours et, vloum, les portes s'ouvrent sur la première section de Tussaud's : « A List Party with the Stars ».

Oh my God! Quel changement. A l'époque, le musée s’ouvrait avec « Garden Party » : des haies cachaient les murs, et le plafond était peint façon ciel étoilé. Bref on se croyait vraiment dans une party nocturne de maison frickée... Maintenant, le concept est tout autre : murs pailletés, chandeliers façon bar « lounge » moderne, musique jeun’z de style « house », lumières fluos et flash ... Beaucoup moins immersif que le concept de 1997 je trouve mais bon, c’est ce que réclame la jeunesse. L’ambiance reste cependant sympathique, et les modèles de cire rencontrés sont charmants : Zac Efron, Daniel Radcliffe, Robert Pattinson, John Travolta, Leonardo Di Caprio ... Certains sont assez ratés (même si le travail est néanmoins formidable). C’est le cas de Julia Roberts ou de Georges Clooney, peu ressemblants. Mais d’autres sont de vraies réussites. Mon coup de coeur dans la salle va d’ailleurs pour Beckham, saisissant de réalisme ! Après avoir passé un petite temps dans cette party, on sent le monde qui commence à affluer. Il est temps de passer à la salle suivante.

Sur le chemin un stand qui vend des boissons de type sodas, du pop-corn, et quelques « bricoles » souvenirs. J’avais lu sur Internet (un avis de Ciao.fr) une remarque à ce sujet : Madame Tussaud’s est rempli d’attrapes-sous de ce genre et on ne sait pas si ce sont les bonbons qui servent d’appât aux statues ou l’inverse! Je suis à moitié d’accord, car on sent que tout est fait pour nous faire dépenser notre argent, ce point de vente est tout sauf discret, et cadre assez mal dans ma conception de ce musée. Mais bon, business is business. On passera sans se laisser avoir. Le thème de la deuxième salle des lieux est « Premiere Night ». Pour y accéder, passage obligé par un couloir contenant « Warhol’s Women » où l’on vous propose de vous faire un portrait à la façon d’Andy Warhol. Evidement, c’est payant aussi. Ca m’insupporte légèrement de voir à quel point on veux encore grappiller l’argent du visiteur. On esquivera donc le truc, pour accéder à la deuxième zone.

Nous voila donc dans ce « soir de première » avec une décoration beaucoup plus intimiste et plus réussie, où nous rencontrons directement une idole des temps modernes: Jack Sparrow. Le personnage est très bien fait. En vrac, nous croisons également : Whoopi Goldberg, Robin Williams, Marilyn Monroe, ou encore Alfred Hitchcock, avec chaque fois une petite mise-en-scène sympathique qui permet de se prendre au jeu avec le personnage. Bref, voila une salle assez chouette. On rencontre également Shrek ou la Fée Clochette, avant de descendre d’un étage, pour passer à « Sport Zone », que ... nous avons un peu zappé. En effet, hormis une photo rapide avec Tiger Woods, très bien fait, nous ne connaissions que peu de sportifs représentés. Direction donc l’espace suivant, bien meilleur à mon gout : « A Royal Appointment ».

C’est dans cet espace de tons bordeaux et dorés que nous pouvons notamment rencontrer la famille royale anglaise presque au complet. Au centre, c’est la Reine Elisabeth II qui nous accueille en personne, et je trouve sa réplique en cire bluffante de réalisme. J’ai toujours adoré cette « dame ». Il y a même une petite file d’attente pour faire sa photo avec... car c’est un photographe « officiel » du musée qui s’en charge ! Entendez par là un nouveau moyen de vous faire dépenser une dizaine de livres. Remarque très positive cependant : on ne vous empêche nullement de tirer vos propres photos, et c’est un bon point. Les rencontres royales se poursuivent avec des personnages récents, le Prince Charles par exemple, mais également d’anciens monarques comme la Reine Victoria ou encore le Roi Henri VIII d'Angleterre. Il y a même Lady Di’, moyennement bien faite. On à d’ailleurs l’impression qu’ils l’ont mise là, pour-dire-de, tant elle est vraiment dans le coin de la fin-fin de la section royale. Sans transition (il y a vraiment beaucoup de statues dans cet étage) nous passons à une zone ridiculement petite: « Culture and History » qui se propose de présenter des grandes figures qui ont marquées l’histoire humaine, telles Albert Einstein ou Sir Isaac Newton (principalement des hommes de science donc). Il est vraiment dommage que nous ne puissions voir plus de figures de ce style ...

Un peu plus loin, retour d’un volume sonore plus important, lumières, paillettes, nous voila dans « Music Megastars ». On y rencontrera notamment des figures aussi variées que Lady Gaga, Mozart, Justin Bieber, Michael Jackson ou encore les Beatles. Ces derniers sont tout simplement splendides, et plus encore, exactement comme dans mes souvenirs: leur position extravagante sur un canapé est toujours la même depuis 1997. Au milieu de tout ce petite monde du domaine de la musique, un grand box vend les photos de tout les points avec photographes officiels du musée (ainsi qu’un tas de bricoles) et bon ... allez, je me suis laissé tenté par ma photo avec la Reine d’Angleterre en guise de souvenirs. De l’autre côté de la salle, c’est une tout autre ambiance : « World Leaders », qui nous permet de faire une séance photo avec Nicolas Sarkozy (pas si petit que ça en fin de compte!) ou encore Angela Merkel, mais aussi des personnalités beaucoup plus anglaises, telles Margaret Thatcher ou Winston Churchill. Et ce dernier est vraiment très très bien fait. On croisera également Adolf Hitler, avec qui beaucoup de touristes s’amusent même à imiter le salut nazi durant la « pose photo » (assez malséant mais bon) ... et encore Martin Luther King, Nelson Mandela .... Enfin, le personnage central de « World Leaders » n’est autre que Barack Obama, avec lequel on peut poser (nouvelle file d’attente) dans une mini reconstitution du bureau ovale de la Maison Blanche. C’est également une des meilleures statues de cire du musée à mon gout.

Nous quittons ensuite tout ce petite monde « politique », et descendons à nouveau d’un étage pour arriver dans un univers à nouveau complètement différent : « Scream ». Dans mes souvenirs de 1997, c’était simplement « Chamber of Horrors » : un petit parcours ultra-thématisé dans lequel on pouvait rencontrer des victimes françaises de la guillotine, des paysans torturés, les plus grands meurtriers des siècles derniers... J’avais a peine 7 ans à l’époque, et ce passage m’avait beaucoup impressionné. L’atmosphère y était très angoissante. Retour en 2011, qu’est devenue cette zone? Malheureusement elle est fortement restreinte à présent. En effet, dans la salle principale, nombreuses statues de cire ont été retirées pour permettre l'installation de la file d’attente de la nouveauté du coin, « Scream ». Il s’agit d’un walktrough (parcours à pieds) dans une succession de couloirs presque noirs faisant penser à une prison, une cellule de contention matelassée, ou encore des rues aux murs tachés de sang. C’est dans cette atmosphère que des acteurs déguisés viennent nous faire peur. Le genre de petite attraction au rabais donc. Point positif, aucun des acteurs ne nous touche durant la visite, et c’est même précisé dès l’entrée. En résumé, comptons donc 45 secondes à marcher avec quelques « ahh » et « bouh » nous étant adressés, et nous voila sortis du parcours. Pas de quoi fouetter un chat! Détail que j’ajoute: au début, cette attraction était payante en supplément du billet d’entrée de deux ou trois livres. Heureusement ce n’est plus le cas actuellement et tant mieux. J’y aurai vraiment vu de l’argent gâché sinon. En conclusion donc: c’était sympathique mais vraiment sans plus, et surtout ... je trouve que ce genre « d’amusement » n’a rien à faire dans un lieu comme Madame Tussaud’s. On remarque à nouveau une volonté de séduire une clientèle de jeune ados, car « Scream » est présenté comme un des points « phare » du musée. Je trouve que la « Chamber of Horrors » d’origine était vraiment mieux ... même s’il en reste encore un petit bout, que nous avons eu l’occasion de contempler avant de passer à la section suivante : « Behind the Scene ».
« Behind the Scene » propose, comme son nom l’indique, de jeter un coup d’œil sur la manière dont sont crées les statues de cire. On découvre même Madame Tussaud elle-même, ainsi qu’une de ses toutes premières créations : la Belle au Bois Dormant. C’est intéressant, mais c’est très très court. La plus petite pièce du musée en fait. On sent vraiment qu’elle est a cheval entre deux étages dans un réduit à peine deux fois comme la taille ma cuisine. Vraiment dommage, car on voit que c’est là pour-dire-de boucher un trou. A l’époque cet espace servait à accéder à un bar qui n’existe apparement plus. C’est une grande déception pour moi de voir que l’aspect historique de Madame Tussaud laissé de côté mais voila ... comme cité plus haut, plusieurs fois, il faut cibler une clientèle de jeun’z pour qui il importe peu de connaitre le passé des lieux et les secrets de création de la « magie Tussauds ». Heureusement, comme dans tout bon spectacle, on garde le meilleur pour la fin, et c’est le cas aussi ici, avec le final magique: « Spirit of London ».

« Spirit of London » est un dark-ride (parcours scénique en véhicule) carrément installé dans le musée. A ne choisir qu’une seule des raisons ayant motivé mon retour à Madame Tussaud’s depuis 1997, ce serait celle-ci : revoir ce parcours scéniques. J’en avais gardé un souvenir familial extraordinaire... le genre de souvenirs qu’on ne voit quand dans des publicités pour les parcs Disney dans le monde. Et je fut ravi de re-découvrir cette mini-attraction, qui n’a, à mon grand soulagement, pas changée depuis 1997. « Spirit of London » utilise une technologie d’Omnimovers (le même type d’embarcation que dans Phantom Manor sur Disneyland Paris) pour nous emmener dans Londres à travers les âges. Et pour ajouter une touche de fun, les véhicules sont des minis-taxis londoniens : écriteau lumineux jaune et phares en prime. L’embarcadère de l’attraction est également thématisé puisque l’on se croirait dans une grande bibliothèque. Une fois montés à bords de notre cab (taxi en anglais), on choisit la langue en appuyant sur un des boutons à l’avant, car oui, la visite est narrée à l’aide d’un dispositif audio intégré au véhicule s’il-vous plait... La barre de sécurité se referme, et c’est parti pour 5 minutes 30 secondes de pur plaisir (compte-tenu de mon amour pour ce type d’attraction en prime). Le parcours commence entre d’immenses pages de livres, où nous montons une petite pente, pendant que notre narrateur nous souhaite la bienvenue dans le « Spirit of London ». Une musique démarre ensuite, et nous voila propulsés dans le « Londres du 18e siècle ». L’ensemble du parcours est superbement décoré, il y a de vraiment chouettes audio-animatronics, une musique adaptée pour chaque scène, avec un commentaire efficace qui sait se faire discret. L’ambiance est totale et magique. Je vous suggère d'en faire le tour avec moi, à travers cette vidéo piochée sur Youtube (difficile de trouver mieux filmé et/ou moins tremblant) :
Résumons la visite rapidement. On démarre par une reconstitution d’un théâtre de l’époque Elisabéthaine, suivi de la taverne à l’enseigne « Boar’s Head » où nous rencontrons Shakespeare lui-même. Les taxis pénètrent ensuite dans la terreur de la peste. Sous la surveillance d’un « docteur » munis d’une canne rouge permettant de l’identifier, d’infortunées victimes sont chargées sur des palettes... On remarque même dans le coin de la scène le spectre menaçant de la Mort. Les malheurs de Londres continuent dans la scène suivante, relatant le grand incendie de 1666 qui se déclara dans la boulangerie du roi à Pudding Lane et se propagea rapidement à toute la ville. On observe également le Lord Mayor de Londres s’enfuyant à travers les flammes et chargeant son butin sur un péniche ancrée sur la Tamise. La scène suivante est une des plus magnifiques à mon gout, car on participe dans une ambiance très « renaissance » à la reconstruction de la cathédrale St. Paul. Ce qui nous permet de rencontrer Sir Christopher Wren, mathématicien, scientifique, et architecte de renom. En quittant ce personnage, nous faisons un bon en avant de 200 ans, et nous nous retrouvons au milieu des fêtes marquant l’inauguration de la colonne de Nelson, accompagnées d’un grand feux d’artifice. Sans transition, c’est ensuite la révolution industrielle qui nous est présentée avec d’immenses machineries, et la présence de la Reine Victoria. Une révolution également synonyme d’exploitation des enfants travailleurs ... représentés à travers un des personnages (Le Vieux Malin) du roman Oliver Twist de Charles Dickens. Un rapide passage dans la guerre de Grande Bretagne de 1940 s’en suit, avec un Londres en ruine, et l’apparition de Winston Churchill. On débarque ensuite dans les années de mouvance hippy pour rencontrer Twiggy, supermodèle des années 60. Et pour finir la visite, un final spectaculaire transforme Londres en grande fête bariolée. L’horloge de Big Ben est devenu un manège étrange, et les Maisons du Parlement abritent une fanfare de garde du corps. Cette ultime scène est parsemée de personnages illustrant la vie de Londres, et la pièce centrale n’est autre qu’un immense Carrousel sur lequel on peut même entrevoir la jeune Madame Tussauds. Tout en tournant autour de ce manège, c’est une explosion de son, de lumières et de couleurs ... that's the Spirit of London !

« Spirit of London » est définitivement ce que je préfère au Madame Tussaud’s Museum. C’est un dark-ride original, bien pensé, coloré, et amusant. Et honnêtement, il est presque d’un aussi bon niveau que des attractions que vous pouvez rencontrer dans les meilleurs parcs d’attractions autour du monde. Sans bien évidement arriver à la cheville des chefs-d’œuvres tels Phantom Manor ou encore Pirates of the Caribbean, il faut avouer qu’on s’approche du standard des attractions Disney pour ce ride. Excellent, vraiment! Un magnifique final pour clôturer la visite chez Marie Tussaud.
Mais nous nous sommes pas au bout de nos surprises. Il existe, avant la boutique souvenirs, une toute dernière zone à visiter. Une zone plutôt saisonnière, qui accueille ces temps-ci « Marvel Super Heroes 4D ». Autant le préciser d’emblée : je n’ai pas aimé du tout. Il s’agit d’une petite rencontre avec des personnages issus de Comics comme Hulk, SpiderMan, Captain America ou encore Iron Man. Je premièrement jamais été fan de comics ou d’histoires de super héros du genre donc, nous sommes passés sans vraiment prêter attention. La fin de cette zone propose un cinéma 4D, installé dans l’ancien planétarium (le grand demi-globe qui rend reconnaissable Madame Tussaud’s de l’extérieur immédiatement). Et c’est un vrai cauchemar ... un simulacre de spectacle. Le film, réalisé en images de synthèse crasseuses, semblant provenir de l’ère « Playstation 1 », propose un histoire complètement bidon avec des gags 100% connus (sièges tremblants, air, eau ...). Le tout projeté sur un petit morceau du globe-planétarium. De la grosse daube! Complètement ridicule. Heureusement que « Spirit of London » avait marqué le coup du final, parce que « ça » ...
On redescend ensuite un escalier qui nous conduit dans la traditionnelle boutique souvenir. Aucun achat bien évidement. On s’attardera juste sur la borne « votre avis nous intéresse » pour compléter le questionnaire satisfaction. Dans l’ensemble, je suis très satisfait de ma visite à Madame Tussaud’s. C’est un agréable moment de passé (près de 3h pour notre part) en compagnie des stars, c’est amusant et même magique par moment. Le « Spirit of London » est un petit chef d’œuvre. Les deux seuls défauts pour moi sont le côté commercial de l’attraction (le rachat par le groupe Merlin’s Entertainment y est sans doute pour quelque chose) ainsi que la volonté, à travers les changements observés depuis 1997 d’attirer un clientèle plutôt passionné par la télévision que par le côté histoire...
Voila pour résumer notre visite. Encore une fois j’ai fait un article d’une longueur incroyable... et ce qui devait être mon dernier article sur Londres, sera finalement mon avant dernier ! Le prochain billet s’intéressera à Abbey Road, au British Museum, à Tower Hill et à la cathédrale St. Paul...
Source pour les images du Spirit of London : Aquarius sur Flickr et dw@madametussaudslondon sur Flickr
City Trip to London (partie 3/4) - Wicked the Musical
Il est donc 19h précise, et nous nous retrouvons, après avoir monté les quelques marches de la station de métro, devant l'Apollo Victoria Theatre ... à Londres! Il est tout illuminé de vert! Je dois bien l’avouer: je ressentais une certaine tension à ce moment-là. Dans pas moins d’une demi-heure j’allais enfin la voir, cette comédie musicale que j’avais déjà écouté en boucle et en boucle chez moi ... Wicked!
Nous donnons nos billets à l’une des hôtesses, et entrons dans le lobby du théâtre, également illuminé dans des tons principalement verdâtres. Le temps pour moi de repérer une vendeuse de « l’Ozdust Boutique », a qui je cours immédiatement acheter le book officiel du musical, et nous nous dirigeons vers l’accès bas à la salle de spectacle. Et c’est exactement comme j’en ai rêvé: la scène de Wicked est largement décorée, avec des éléments très particuliers: il y a des engrenages, des escaliers, des éléments métalliques qui semblent anciens. Le rideau, pour l’instant baissé, présente une carte manuscrite géante du Pays d’Oz, et est surmonté d’un immense mécanisme en forme de dragon très impressionnant. Ma récente lecture du roman éponyme de Gregory Maguire m’a d’ailleurs permis de comprendre ce que représente réellement ce dragon... mais je n’entrerais pas ici dans le détail. En bref, on sent directement que le décor ne se limite pas à la scène. Il est au contraire ouvert vers l’extérieur, vers le public, ce qui change de la première comédie musicale que j’ai eu l’occasion de voir : Mamma Mia!. Tout autant que le décor, la salle m’impressionne également. C’est à la fois grand, car le théâtre peut accueillir 2000 personnes, mais tout aussi assez intimiste car même du dernier rang (endroit d’où nous sommes entrés dans la salle), la vue sur scène semble excellente ! Nous descendons les marches vers la première rangée de sièges, et trouvons nos deux places réservées grâce aux merveilleux Days Seats Tickets, légèrement décalés sur la gauche de la scène.

Apollo Victoria Theatre
La vue de cet endroit pour le prix payé est largement correcte. Nous ne devons pas lever la tête trop haut (à l’inverse de quand vous êtes au premier rang au cinéma), et, bien qu’ayant l’occasion de voir les performers de près, nous ne sommes pas non plus trop proches d’eux (il y a de la place pour les jambes, j’aime !). En bref, bien qu’un peu bas, c’est relativement correct et aucun des éléments de décors ne gène notre vision. Quelques minutes avant le début de l’heure fatidique, dans la fosse sous les gros engrenages servant de plancher, les instruments s’accordent et le chef d’orchestre prend place, quelque peu en hauteur. Notre position sur le côté est alors idéale pour jeter de temps à autre un regard sur lui durant le spectacle. Pourquoi? Oh, je vous assure qu’il y à raconter la-dessus, mais attendez encore quelques instants, que je vous parle de la chanson Something Bad ! Bref, une dizaine de minutes plus tard, les lumières se tamisent, une voix nous indique de couper nos téléphones portables, et de ne pas prendre de photos durant le spectacle ! Le chef lève sa baguette et ...
Mon coeur fait un fameux bond! Les musiciens entament avec puissance l’ouverture, ou plutôt l’introduction de la première chanson, puisqu’il n’y a pas d’ouverture à proprement parler dans ce musical: No One Mourns the Wicked. Ce morceau, je l’ai déjà écouté des centaines de fois: dans ma chambre, dans la voiture, dans le train, sur le chemin de l’école ou même dans ma douche. Je le connais par coeur! Mais ce soir là, il y a quelque chose en plus. Quelque chose d’inexplicable, de magique. Peut-être le fait de l’entendre en live... mais en tout cas j’en frissonne. Le rideau scintille de vert émeraude, et finit par se lever sur une foule, scandant avec bonheur la mort de la « méchante sorcière de l’Ouest »! C’est en fait la fin du spectacle qui est narée en guise d’introduction. Et après les quelques premiers couplets chantés par le peuple de la cité d’Oz, un des premiers personnages « phare » de Wicked arrive : Glinda, interprétée par Chloe Taylor. L’entrée de cette dernière sur scène a d’ailleurs un caractère magique, car elle arrive dans un « char flottant à bulles » du haut de la scène. Elle va raconter aux habitants l’histoire de notre mauvaise sorcière de l’Ouest : Elphaba. Un Ozien interrompt alors son discours pour demander: est-il vrai que Glinda et Elphaba étaient amies?

No One Mourns the Wicked
Le spectacle démarre donc par un flash-back qui nous conduit quelques années en arrière, à l’université « Shiz », où les deux filles se sont rencontrées. Elphaba est la risée de toute l’école à cause de sa peau verte et de certains pouvoirs de sorcellerie. Elle n’a qu’une idée en tête: se faire purifier par le Grand Magicien d’Oz. Le hasard voudra qu’elle partage sa chambre avec Glinda ... Et malgré une profonde répulsion, une amitié très forte naitra au fil du temps entre ces deux personnages. Elles devront pourtant toutes deux surmonter plusieurs différents, notamment causés par l'arrivée d'un prince charmant en ville: Fiyero! Et la fait qu’Elphaba et Glinda découvrent, après audience au Magicien d’Oz, que ce dernier n’est en réalité un usurpateur n’arrangera rien ...
Wicked, c'est donc finalement une grande histoire sur l'amitié et l'acceptation des autres. Ce que j'y ai beaucoup aimé, c'est qu'on s'identifie rapidement à un ou plusieurs passages clés du scénario, qui nous renvoient parfois à notre propre histoire. Mais Wicked est bien plus qu'une simple histoire de la sorte. On y retrouve des thèmes comiques, des personnages charismatiques, de l'action et bien sur, une belle histoire d'amour puisque bien évidement, Elphaba et Fiyero tombent amoureux l'un de l'autre au fil du musical. Cette grande diversité de thèmes proposée dans Wicked transparait également dans l'orchestration de chansons aux styles très variés. Des morceaux doux et léger, pour illustrer une comédie « sucrée » - avec Popular comme bon exemple - à des thèmes beaucoup plus puissants ou profonds dans les paroles en passant par des passages musicaux plus « dansants »... tout est entendu dans la salle. Pour ma part, j’ai aimé la quasi totalité des morceaux ce soir là. Il faut aussi signaler qu’on tend parfois plus à la bande originale d’un film qu’au vrai standard de Broadway, mais le plaisir est vraiment là tant l’orchestre s’y met souvent à coeur joie. Notre place au premier rang nous a d’ailleurs permis d’observer la complicité apparente entre les musiciens, les performers, et plus particulièrement le chef d’orchestre. Quelques anecdotes sur ce dernier d’ailleurs. Au deux moment durant le premier acte, les musiciens se sont quelques peu emmêlés les pinceaux. Mais l’histoire se joue en live, il faut continuer sans interrompre la chanson (c’était Something Bad pour les connaisseurs). Et bien le maestro s’est arraché les cheveux à plusieurs reprises pour finir, heureusement par retomber sur ces pattes. Ouf !

L'atmosphère de Wicked
Je ne passerais pas en revue l’intégralité des morceaux du spectacle, mais parlons maintenant de quelques chansons qui m’ont les plus marqué. Mon premier coup de cœur du spectacle fut The Wizard and I, le premier solo d’Elphaba, interprétée par Nikki Davis Jones. Bien que ne faisant pas parti du casting régulier, au contraire de « l’Elphaba officielle », Rachel Tucker, j’ai vraiment adoré toute ses interprétions. Nikki y mettait vraiment tout son cœur et nous offrit vraiment de beaux moments à plusieurs reprise dans le spectacle, n’ayant rien à envier à Rachel. Mais je pense que c'est What is this Feeling? qui m’a vraiment fait rentrer dans l’atmosphère complète du musical. Durant ce passage, où Elphaba et Glinda expriment la haine qu’elles ont l’une envers l’autre, une grande partie du cast est réunie sur scène aux côtés de Glinda dans une chorégraphie assez sympathique. C’est un des points que j’aime dans un show de style « Broadway » : quand tout le monde connait la chanson (forcement!), danse et chante à l’unisson. On retrouve d’ailleurs ce type de mise-en-scène avec Dancing Through Life, un des autres moments que j’ai fortement apprécié dans le spectacle. Il permet également d’introduire un des personnages principaux sur scène: le prince Fiyero, interprété par Mark Evans. J’avais entendu beaucoup de bien de Mark, et après la représentation je peux le clamer haut et fort, c’est tout simplement mon préféré de la troupe. C’est vraiment un excellent comédien, et de surcroît, un bon chanteur.

Mark Evans, mon énorme coup de cœur du cast !
Les chansons s’enchainent ... peut-être un peu trop rapidement à mon gout, et nous conduisent avec One Short Day à Emerauld City ! Et ce morceau qui pourtant n’éveillait rien de particulier durant l’écoute à la maison est devenu mon coup de coeur « décor et costumes ». En effet, les vêtements des habitants de la citée d’Emeraude, dans toutes les variantes de vert possibles et imaginables, sont vraiment les plus élaborés que j’ai eu l’occasion de voir. La salle se part également d’ornement qui deviennent vert. Un mini-rideau tombent sur scène. C’est une explosion de vert, et c’est incroyable. D’ailleurs, tout au fil de Wicked, le décor se colore, bouge ou change beaucoup, c’est un des grands points magique du spectacle: des tableaux de l’école qui descendent du plafond, aux lits et armoires de la chambre de Glinda qui arrivent presque comme par enchantement sur scène. J’adore ! Bref, le temps passe dans l’amusement, et nous arrivons après une heure et demi de spectacle à Defying Gravity, le final du premier acte. Et quel final! Puisque c’est au son de cette chanson forte en émotion que notre Elphaba s’envole sur scène. Et bien qu’ayant déjà vu de nombreuses vidéos de ce qui allait se passer sur scène, je fut quand même très impressionné. C’est donc en me levant de mon siège comme toute la salle, que j’applaudis avec force ce premier tableau de l’histoire qui se clôturait.
L’entracte fut l’occasion de tester une des spécialités locales: la glace à la menthe avec des copeaux de chocolat. Un vrai délice. J’imagine beaucoup de personnes faire la grimace en me lisant mais, pour ma part, je trouve que les anglais ont vraiment (certaines) excellentes idées en matière de nourriture. Bref, après une vingtaine de minutes de pause, « boum », la musique reprit. Nous étions repartis pour une heure de plaisir. En ce qui concerne le deuxième acte, je ne vous parlerai que d’un seul morceau... celui qui me tient sans doute le plus à coeur dans Wicked, et que je n’ai pas encore évoqué dans l’article. Ceux qui me connaissent un peu l’auront deviné, il s’agit de la chanson d’amour du spectacle : As Long As You’re Mine ! Et que dire de ce passage magique que j’ai attendu tout le spectacle durant? De cette chanson unique narrant la véritable passion qui unit notre sorcière Elphaba et le prince Fiyero? En tout cas, mon coeur battait la chamade quand j’ai senti ce moment arriver. La scène était plongée dans un bleu dense, avec des feuillages en arrière plan. Nos deux personnages principaux se retrouvent en fait dans une foret au clair de lune et ... poum, l’orchestre entonne les premières notes d’As Long As You’re Mine. J’étais scotché sur mon siège, les yeux rivés sur la scène. L’introduction est déjà très forte, puisque les musiciens reprennent le thème principal de Wicked entendu à maintes reprises, dans une version romantique, mais conservant cependant un certain mystère, une certaine noirceur. Les acteurs n’avaient encore dit mots que les larmes me montaient déjà aux yeux ... tant leur jeu (surtout celui de Mark Evans) illustrait bien la passion déchirante, l’amour interdit qui les unissait. Je dois avouer qu’il s’agit du moment où je me suis senti le plus en phase avec le spectacle et les convictions des personnages sur scène à ce moment. As Long As You’re Mine est définitivement ma chanson-clé de Wicked. La chanson qui, autant dans l’orchestration que dans la force des paroles, dépeint une grande partie de ma propre histoire.

As Long As You're Mine
C’est sur ces mots que je vais clôturer ma critique de Wicked. Qu’ajouter d’autre? A part que ce spectacle fut, je pense, l’une des meilleurs choses que j’ai eu l’occasion de voir en 2011, et un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage à Londres. C’est un spectacle magique, intrigant pour ceux qui ne le connaissent pas encore peut-être, mais qu’il faut absolument découvrir. Bref, Wicked, il faut absolument que je retourne le voir !
Les Chroniques du Quotidien #13
« Des trains, des disques durs et des films »
Il est 7h30, et il fait froid. En fait je suis sur un quai de gare à attendre le train qui me conduit au boulot... comme chaque matin depuis un moment d'ailleurs. Maintenant que je travaille dans un établissement un peu plus distant de mon domicile, j'ai opté pour cette solution pour plusieurs raisons. La meilleure étant sans doute que pour nous, professeurs, les frais de déplacement ferroviaires sont remboursés intégralement! Contrairement à l'utilisation de son véhicule personnel. Et puis le train c'est aussi sympa puisqu'on a loisir d'y lire ou d'y écouter la musique... ce qui m'inspire d'ailleurs la chronique du jour. Les petites idées qui jaillissent dans ma tête! Ben ça faisait longtemps!
Il est à l'heure, il entre en gare, je monte dans la voiture de tête - histoire de moins marcher une fois arrivé à destination - et à l'étage de cette dernière. Je m'installe, enfile mes écouteurs. Ce sera « I know him so well » du musical « Chess », ma chanson du moment, pour commencer la journée. Quelque chose m’attire l’œil. Non loin de moi, sur une autre banquette, une jeune fille sort un ordinateur portable de son sac. Modèle 17 ou 20 pouces apparemment, puisqu’ils tient vraiment avec justesse sur la tablette. Après le démarrage, elle replonge la « main dans le sac » pour en sortir un disque dur également assez imposant. Modèle 1To sans doute. Elle branche enfin tous les câbles, ainsi que ses écouteurs.
On met déjà un point d’orgue sur quelque chose qui m’énerve quelque peu dans la « société informatique » actuelle: le besoin d’un espace de stockage de plus en plus important! C’est incroyable de voir à quel point les gens se ruent sur ce genre d’article dans les magasins. Dans ma conception naïve d’il y a peu, je voyais ce type de support comme un achat occasionnel. Plus de place disponible dans l’ordinateur? L’achat d’un disque externe s’impose. Logique. Sauf que maintenant il n’est pas rare de voir de nombreuses personnes avec un, deux, voir trois (et plus) disques externes. A se demander s’ils ont vraiment besoin de tout cet espace... où s’ils stockent encore des choses dans leur ordinateur. D’accord, une copie de sauvegarde peut se justifier sur de l'externe, mais souvent non, puisque les accrocs au support sauvent leurs documents directement sur ces platines. Ce qui conduit parfois à des discussions comme: « Peux-te me donner le rapport de stage d’hier matin? » ... « Ah oui, attends, il est sur ce disque dur, on va le brancher »... Bref, loin de moi le fait d’être allergique à ce support, je possède d’ailleurs un disque (exclusivement utilisé pour un logiciel de sauvegarde automatique), mais je dois avouer que ça me dépasse un peu. Et pour revenir à ma chronique de la journée, je trouve complètement étrange de commencer à sortir pareil attirail dans le train. Pour regarde un film surtout, il y a les tablettes tactiles, les mini-lecteurs DVD, les mini-PC ... mais la solution complète comme celle de la jeune demoiselle, bof...
Toujours dans mon optique de curiosité, je continue de l’observer. Ou plutôt d’observer son écran puisqu’elle est assise dans le même sens que moi. Elle gagne le « poste de travail », affiche le contenue de son disque dur, et ... il fallait s’en douter, j’aurais même pu parier une centaine d’euros là-dessus: il ne contient que des films, des films et des films. Le nom de chacun des ses fichiers semblent assez long d’ailleurs, du style à « Superfilm-750x200_DVDRIP-TheDQVrip_T_E_A_M.avi ». Inutile de chercher plus loin pour la provenance du fichier: les pâturages du « marché illégal » de l’Internet. Et voila une deuxième chose qui m’énerve. Et plus encore que mes histoires de disques durs décrite ci-dessus: le téléchargement illégal ! Je suis à 99% contre ce « truc ». Pourquoi?
Premièrement parce que, voyez-vous, la jeune demoiselle lance un de ses films et, même de l’endroit où je suis dans le train je le vois, c’est « pixélisé » à mourir. La résolution dans laquelle elle a téléchargé la bête est ridicule pour être visionnée en plein écran. C’est pour moi le premier point faible du téléchargement. Mais je vois déjà certains défenseurs du download (et j’en connais bien !) me dirent que maintenant on peut télécharger des longs-métrages dans une qualité équivalente à un Blu-Ray. Je réponds vrai, mais la grosse majorité de la population ne le sait pas, ou ne s’y intéresse pas. Monsieur-tout-le-monde tape simplement le titre du film dans un moteur de recherche, et hop, prend le premier lien. Qu’importe la qualité dans laquelle il arrive: le film, c’est le film (véridict !). Quand est-ce que les gens vont comprendre qu’un bon film ça se regarde en tout premier lieu au cinéma. Combien de films ne suis-je allé voir dans une salle obscure moi ! Et souvent plusieurs fois pour les films que j’aime bien. Mais il faut croire que l’endroit n’intéresse plus vraiment. Et devient cher certains vous dirons.

Je dois certes donner raison sur le point financier. Le cinéma, les séries TV, le DVD et le Blu-Ray ça coute cher. Très cher. D’ailleurs il suffit de regarder le ticket de caisse de dernier passage à la Fnac: 107 euros! Alors qu’il n’y avait que 3 coffrets de séries TV en DVD et du livre! C’est un luxe je l’admet. Mais à la limite je préfère m’offrir le luxe, et profiter de épisodes de mes séries préférées dans une bonne qualité, avec un tas de bonus, confortablement installé dans mon canapé. Et pas dans un misérable petit rectangle de 300 pixels sur 200 pixels sur principe de cette nouvelle vague « streaming ». Bref, il est vraiment affligeant de voir que l’argument de la « gratuité » l’emporte pour la majorité de la population sur un tas de défauts que peut présenter un fichier illégal.
Enfin bref, je m’égare un peu mais c’était le coup de gueule du jour, qui me passait dans la tête simplement en regardant cette jeune fille profiter de son « film ». Et vous? Qu’en pensez-vous?






























