City Trip to London (partie 3/4) - Wicked the Musical
Il est donc 19h précise, et nous nous retrouvons, après avoir monté les quelques marches de la station de métro, devant l'Apollo Victoria Theatre ... à Londres! Il est tout illuminé de vert! Je dois bien l’avouer: je ressentais une certaine tension à ce moment-là. Dans pas moins d’une demi-heure j’allais enfin la voir, cette comédie musicale que j’avais déjà écouté en boucle et en boucle chez moi ... Wicked!
Nous donnons nos billets à l’une des hôtesses, et entrons dans le lobby du théâtre, également illuminé dans des tons principalement verdâtres. Le temps pour moi de repérer une vendeuse de « l’Ozdust Boutique », a qui je cours immédiatement acheter le book officiel du musical, et nous nous dirigeons vers l’accès bas à la salle de spectacle. Et c’est exactement comme j’en ai rêvé: la scène de Wicked est largement décorée, avec des éléments très particuliers: il y a des engrenages, des escaliers, des éléments métalliques qui semblent anciens. Le rideau, pour l’instant baissé, présente une carte manuscrite géante du Pays d’Oz, et est surmonté d’un immense mécanisme en forme de dragon très impressionnant. Ma récente lecture du roman éponyme de Gregory Maguire m’a d’ailleurs permis de comprendre ce que représente réellement ce dragon... mais je n’entrerais pas ici dans le détail. En bref, on sent directement que le décor ne se limite pas à la scène. Il est au contraire ouvert vers l’extérieur, vers le public, ce qui change de la première comédie musicale que j’ai eu l’occasion de voir : Mamma Mia!. Tout autant que le décor, la salle m’impressionne également. C’est à la fois grand, car le théâtre peut accueillir 2000 personnes, mais tout aussi assez intimiste car même du dernier rang (endroit d’où nous sommes entrés dans la salle), la vue sur scène semble excellente ! Nous descendons les marches vers la première rangée de sièges, et trouvons nos deux places réservées grâce aux merveilleux Days Seats Tickets, légèrement décalés sur la gauche de la scène.

Apollo Victoria Theatre
La vue de cet endroit pour le prix payé est largement correcte. Nous ne devons pas lever la tête trop haut (à l’inverse de quand vous êtes au premier rang au cinéma), et, bien qu’ayant l’occasion de voir les performers de près, nous ne sommes pas non plus trop proches d’eux (il y a de la place pour les jambes, j’aime !). En bref, bien qu’un peu bas, c’est relativement correct et aucun des éléments de décors ne gène notre vision. Quelques minutes avant le début de l’heure fatidique, dans la fosse sous les gros engrenages servant de plancher, les instruments s’accordent et le chef d’orchestre prend place, quelque peu en hauteur. Notre position sur le côté est alors idéale pour jeter de temps à autre un regard sur lui durant le spectacle. Pourquoi? Oh, je vous assure qu’il y à raconter la-dessus, mais attendez encore quelques instants, que je vous parle de la chanson Something Bad ! Bref, une dizaine de minutes plus tard, les lumières se tamisent, une voix nous indique de couper nos téléphones portables, et de ne pas prendre de photos durant le spectacle ! Le chef lève sa baguette et ...
Mon coeur fait un fameux bond! Les musiciens entament avec puissance l’ouverture, ou plutôt l’introduction de la première chanson, puisqu’il n’y a pas d’ouverture à proprement parler dans ce musical: No One Mourns the Wicked. Ce morceau, je l’ai déjà écouté des centaines de fois: dans ma chambre, dans la voiture, dans le train, sur le chemin de l’école ou même dans ma douche. Je le connais par coeur! Mais ce soir là, il y a quelque chose en plus. Quelque chose d’inexplicable, de magique. Peut-être le fait de l’entendre en live... mais en tout cas j’en frissonne. Le rideau scintille de vert émeraude, et finit par se lever sur une foule, scandant avec bonheur la mort de la « méchante sorcière de l’Ouest »! C’est en fait la fin du spectacle qui est narée en guise d’introduction. Et après les quelques premiers couplets chantés par le peuple de la cité d’Oz, un des premiers personnages « phare » de Wicked arrive : Glinda, interprétée par Chloe Taylor. L’entrée de cette dernière sur scène a d’ailleurs un caractère magique, car elle arrive dans un « char flottant à bulles » du haut de la scène. Elle va raconter aux habitants l’histoire de notre mauvaise sorcière de l’Ouest : Elphaba. Un Ozien interrompt alors son discours pour demander: est-il vrai que Glinda et Elphaba étaient amies?

No One Mourns the Wicked
Le spectacle démarre donc par un flash-back qui nous conduit quelques années en arrière, à l’université « Shiz », où les deux filles se sont rencontrées. Elphaba est la risée de toute l’école à cause de sa peau verte et de certains pouvoirs de sorcellerie. Elle n’a qu’une idée en tête: se faire purifier par le Grand Magicien d’Oz. Le hasard voudra qu’elle partage sa chambre avec Glinda ... Et malgré une profonde répulsion, une amitié très forte naitra au fil du temps entre ces deux personnages. Elles devront pourtant toutes deux surmonter plusieurs différents, notamment causés par l'arrivée d'un prince charmant en ville: Fiyero! Et la fait qu’Elphaba et Glinda découvrent, après audience au Magicien d’Oz, que ce dernier n’est en réalité un usurpateur n’arrangera rien ...
Wicked, c'est donc finalement une grande histoire sur l'amitié et l'acceptation des autres. Ce que j'y ai beaucoup aimé, c'est qu'on s'identifie rapidement à un ou plusieurs passages clés du scénario, qui nous renvoient parfois à notre propre histoire. Mais Wicked est bien plus qu'une simple histoire de la sorte. On y retrouve des thèmes comiques, des personnages charismatiques, de l'action et bien sur, une belle histoire d'amour puisque bien évidement, Elphaba et Fiyero tombent amoureux l'un de l'autre au fil du musical. Cette grande diversité de thèmes proposée dans Wicked transparait également dans l'orchestration de chansons aux styles très variés. Des morceaux doux et léger, pour illustrer une comédie « sucrée » - avec Popular comme bon exemple - à des thèmes beaucoup plus puissants ou profonds dans les paroles en passant par des passages musicaux plus « dansants »... tout est entendu dans la salle. Pour ma part, j’ai aimé la quasi totalité des morceaux ce soir là. Il faut aussi signaler qu’on tend parfois plus à la bande originale d’un film qu’au vrai standard de Broadway, mais le plaisir est vraiment là tant l’orchestre s’y met souvent à coeur joie. Notre place au premier rang nous a d’ailleurs permis d’observer la complicité apparente entre les musiciens, les performers, et plus particulièrement le chef d’orchestre. Quelques anecdotes sur ce dernier d’ailleurs. Au deux moment durant le premier acte, les musiciens se sont quelques peu emmêlés les pinceaux. Mais l’histoire se joue en live, il faut continuer sans interrompre la chanson (c’était Something Bad pour les connaisseurs). Et bien le maestro s’est arraché les cheveux à plusieurs reprises pour finir, heureusement par retomber sur ces pattes. Ouf !

L'atmosphère de Wicked
Je ne passerais pas en revue l’intégralité des morceaux du spectacle, mais parlons maintenant de quelques chansons qui m’ont les plus marqué. Mon premier coup de cœur du spectacle fut The Wizard and I, le premier solo d’Elphaba, interprétée par Nikki Davis Jones. Bien que ne faisant pas parti du casting régulier, au contraire de « l’Elphaba officielle », Rachel Tucker, j’ai vraiment adoré toute ses interprétions. Nikki y mettait vraiment tout son cœur et nous offrit vraiment de beaux moments à plusieurs reprise dans le spectacle, n’ayant rien à envier à Rachel. Mais je pense que c'est What is this Feeling? qui m’a vraiment fait rentrer dans l’atmosphère complète du musical. Durant ce passage, où Elphaba et Glinda expriment la haine qu’elles ont l’une envers l’autre, une grande partie du cast est réunie sur scène aux côtés de Glinda dans une chorégraphie assez sympathique. C’est un des points que j’aime dans un show de style « Broadway » : quand tout le monde connait la chanson (forcement!), danse et chante à l’unisson. On retrouve d’ailleurs ce type de mise-en-scène avec Dancing Through Life, un des autres moments que j’ai fortement apprécié dans le spectacle. Il permet également d’introduire un des personnages principaux sur scène: le prince Fiyero, interprété par Mark Evans. J’avais entendu beaucoup de bien de Mark, et après la représentation je peux le clamer haut et fort, c’est tout simplement mon préféré de la troupe. C’est vraiment un excellent comédien, et de surcroît, un bon chanteur.

Mark Evans, mon énorme coup de cœur du cast !
Les chansons s’enchainent ... peut-être un peu trop rapidement à mon gout, et nous conduisent avec One Short Day à Emerauld City ! Et ce morceau qui pourtant n’éveillait rien de particulier durant l’écoute à la maison est devenu mon coup de coeur « décor et costumes ». En effet, les vêtements des habitants de la citée d’Emeraude, dans toutes les variantes de vert possibles et imaginables, sont vraiment les plus élaborés que j’ai eu l’occasion de voir. La salle se part également d’ornement qui deviennent vert. Un mini-rideau tombent sur scène. C’est une explosion de vert, et c’est incroyable. D’ailleurs, tout au fil de Wicked, le décor se colore, bouge ou change beaucoup, c’est un des grands points magique du spectacle: des tableaux de l’école qui descendent du plafond, aux lits et armoires de la chambre de Glinda qui arrivent presque comme par enchantement sur scène. J’adore ! Bref, le temps passe dans l’amusement, et nous arrivons après une heure et demi de spectacle à Defying Gravity, le final du premier acte. Et quel final! Puisque c’est au son de cette chanson forte en émotion que notre Elphaba s’envole sur scène. Et bien qu’ayant déjà vu de nombreuses vidéos de ce qui allait se passer sur scène, je fut quand même très impressionné. C’est donc en me levant de mon siège comme toute la salle, que j’applaudis avec force ce premier tableau de l’histoire qui se clôturait.
L’entracte fut l’occasion de tester une des spécialités locales: la glace à la menthe avec des copeaux de chocolat. Un vrai délice. J’imagine beaucoup de personnes faire la grimace en me lisant mais, pour ma part, je trouve que les anglais ont vraiment (certaines) excellentes idées en matière de nourriture. Bref, après une vingtaine de minutes de pause, « boum », la musique reprit. Nous étions repartis pour une heure de plaisir. En ce qui concerne le deuxième acte, je ne vous parlerai que d’un seul morceau... celui qui me tient sans doute le plus à coeur dans Wicked, et que je n’ai pas encore évoqué dans l’article. Ceux qui me connaissent un peu l’auront deviné, il s’agit de la chanson d’amour du spectacle : As Long As You’re Mine ! Et que dire de ce passage magique que j’ai attendu tout le spectacle durant? De cette chanson unique narrant la véritable passion qui unit notre sorcière Elphaba et le prince Fiyero? En tout cas, mon coeur battait la chamade quand j’ai senti ce moment arriver. La scène était plongée dans un bleu dense, avec des feuillages en arrière plan. Nos deux personnages principaux se retrouvent en fait dans une foret au clair de lune et ... poum, l’orchestre entonne les premières notes d’As Long As You’re Mine. J’étais scotché sur mon siège, les yeux rivés sur la scène. L’introduction est déjà très forte, puisque les musiciens reprennent le thème principal de Wicked entendu à maintes reprises, dans une version romantique, mais conservant cependant un certain mystère, une certaine noirceur. Les acteurs n’avaient encore dit mots que les larmes me montaient déjà aux yeux ... tant leur jeu (surtout celui de Mark Evans) illustrait bien la passion déchirante, l’amour interdit qui les unissait. Je dois avouer qu’il s’agit du moment où je me suis senti le plus en phase avec le spectacle et les convictions des personnages sur scène à ce moment. As Long As You’re Mine est définitivement ma chanson-clé de Wicked. La chanson qui, autant dans l’orchestration que dans la force des paroles, dépeint une grande partie de ma propre histoire.

As Long As You're Mine
C’est sur ces mots que je vais clôturer ma critique de Wicked. Qu’ajouter d’autre? A part que ce spectacle fut, je pense, l’une des meilleurs choses que j’ai eu l’occasion de voir en 2011, et un de mes plus beaux souvenirs de ce voyage à Londres. C’est un spectacle magique, intrigant pour ceux qui ne le connaissent pas encore peut-être, mais qu’il faut absolument découvrir. Bref, Wicked, il faut absolument que je retourne le voir !
Les Chroniques du Quotidien #13
« Des trains, des disques durs et des films »
Il est 7h30, et il fait froid. En fait je suis sur un quai de gare à attendre le train qui me conduit au boulot... comme chaque matin depuis un moment d'ailleurs. Maintenant que je travaille dans un établissement un peu plus distant de mon domicile, j'ai opté pour cette solution pour plusieurs raisons. La meilleure étant sans doute que pour nous, professeurs, les frais de déplacement ferroviaires sont remboursés intégralement! Contrairement à l'utilisation de son véhicule personnel. Et puis le train c'est aussi sympa puisqu'on a loisir d'y lire ou d'y écouter la musique... ce qui m'inspire d'ailleurs la chronique du jour. Les petites idées qui jaillissent dans ma tête! Ben ça faisait longtemps!
Il est à l'heure, il entre en gare, je monte dans la voiture de tête - histoire de moins marcher une fois arrivé à destination - et à l'étage de cette dernière. Je m'installe, enfile mes écouteurs. Ce sera « I know him so well » du musical « Chess », ma chanson du moment, pour commencer la journée. Quelque chose m’attire l’œil. Non loin de moi, sur une autre banquette, une jeune fille sort un ordinateur portable de son sac. Modèle 17 ou 20 pouces apparemment, puisqu’ils tient vraiment avec justesse sur la tablette. Après le démarrage, elle replonge la « main dans le sac » pour en sortir un disque dur également assez imposant. Modèle 1To sans doute. Elle branche enfin tous les câbles, ainsi que ses écouteurs.
On met déjà un point d’orgue sur quelque chose qui m’énerve quelque peu dans la « société informatique » actuelle: le besoin d’un espace de stockage de plus en plus important! C’est incroyable de voir à quel point les gens se ruent sur ce genre d’article dans les magasins. Dans ma conception naïve d’il y a peu, je voyais ce type de support comme un achat occasionnel. Plus de place disponible dans l’ordinateur? L’achat d’un disque externe s’impose. Logique. Sauf que maintenant il n’est pas rare de voir de nombreuses personnes avec un, deux, voir trois (et plus) disques externes. A se demander s’ils ont vraiment besoin de tout cet espace... où s’ils stockent encore des choses dans leur ordinateur. D’accord, une copie de sauvegarde peut se justifier sur de l'externe, mais souvent non, puisque les accrocs au support sauvent leurs documents directement sur ces platines. Ce qui conduit parfois à des discussions comme: « Peux-te me donner le rapport de stage d’hier matin? » ... « Ah oui, attends, il est sur ce disque dur, on va le brancher »... Bref, loin de moi le fait d’être allergique à ce support, je possède d’ailleurs un disque (exclusivement utilisé pour un logiciel de sauvegarde automatique), mais je dois avouer que ça me dépasse un peu. Et pour revenir à ma chronique de la journée, je trouve complètement étrange de commencer à sortir pareil attirail dans le train. Pour regarde un film surtout, il y a les tablettes tactiles, les mini-lecteurs DVD, les mini-PC ... mais la solution complète comme celle de la jeune demoiselle, bof...
Toujours dans mon optique de curiosité, je continue de l’observer. Ou plutôt d’observer son écran puisqu’elle est assise dans le même sens que moi. Elle gagne le « poste de travail », affiche le contenue de son disque dur, et ... il fallait s’en douter, j’aurais même pu parier une centaine d’euros là-dessus: il ne contient que des films, des films et des films. Le nom de chacun des ses fichiers semblent assez long d’ailleurs, du style à « Superfilm-750x200_DVDRIP-TheDQVrip_T_E_A_M.avi ». Inutile de chercher plus loin pour la provenance du fichier: les pâturages du « marché illégal » de l’Internet. Et voila une deuxième chose qui m’énerve. Et plus encore que mes histoires de disques durs décrite ci-dessus: le téléchargement illégal ! Je suis à 99% contre ce « truc ». Pourquoi?
Premièrement parce que, voyez-vous, la jeune demoiselle lance un de ses films et, même de l’endroit où je suis dans le train je le vois, c’est « pixélisé » à mourir. La résolution dans laquelle elle a téléchargé la bête est ridicule pour être visionnée en plein écran. C’est pour moi le premier point faible du téléchargement. Mais je vois déjà certains défenseurs du download (et j’en connais bien !) me dirent que maintenant on peut télécharger des longs-métrages dans une qualité équivalente à un Blu-Ray. Je réponds vrai, mais la grosse majorité de la population ne le sait pas, ou ne s’y intéresse pas. Monsieur-tout-le-monde tape simplement le titre du film dans un moteur de recherche, et hop, prend le premier lien. Qu’importe la qualité dans laquelle il arrive: le film, c’est le film (véridict !). Quand est-ce que les gens vont comprendre qu’un bon film ça se regarde en tout premier lieu au cinéma. Combien de films ne suis-je allé voir dans une salle obscure moi ! Et souvent plusieurs fois pour les films que j’aime bien. Mais il faut croire que l’endroit n’intéresse plus vraiment. Et devient cher certains vous dirons.

Je dois certes donner raison sur le point financier. Le cinéma, les séries TV, le DVD et le Blu-Ray ça coute cher. Très cher. D’ailleurs il suffit de regarder le ticket de caisse de dernier passage à la Fnac: 107 euros! Alors qu’il n’y avait que 3 coffrets de séries TV en DVD et du livre! C’est un luxe je l’admet. Mais à la limite je préfère m’offrir le luxe, et profiter de épisodes de mes séries préférées dans une bonne qualité, avec un tas de bonus, confortablement installé dans mon canapé. Et pas dans un misérable petit rectangle de 300 pixels sur 200 pixels sur principe de cette nouvelle vague « streaming ». Bref, il est vraiment affligeant de voir que l’argument de la « gratuité » l’emporte pour la majorité de la population sur un tas de défauts que peut présenter un fichier illégal.
Enfin bref, je m’égare un peu mais c’était le coup de gueule du jour, qui me passait dans la tête simplement en regardant cette jeune fille profiter de son « film ». Et vous? Qu’en pensez-vous?
City Trip to London (partie 2/4)
Pour ceux qui n'ont pas encore lu la première partie de l'article, c'est ici que ça se passe. Pour les autres, continuons la visite, il y encore beaucoup de choses à découvrir... Nous remontons donc Parliament Street et Whitehall en direction de Trafalgar Square ! Et que c'est beau, ces deux rues sont vraiment très riches d'architecture. Nous passons également devant The Household Cavalry Museum, où d'ailleurs une mini-relève de la garde a lieu. C'est amusant à voir, mais pas le temps de trainer, nous rejoignons Trafalgar Square ... sa place, ses mythiques fontaines et surtout, en arrière plan, la National Gallery. Malheureusement les grues et les marteaux piqueurs ont pris d'assaut les lieux, et voilà pourquoi nous décidons de ne pas nous y attarder, pas même pour prendre une photo. La journée étant d'ailleurs bien avancée, il est temps de continuer pour des instants plus « shopping » à Piccadilly Circus, que nous choisissons de rejoindre également à pied...
Piccadilly Circus & Oxford Circus !
Nous passons par hasard devant le Her Majesty’s Theatre, où se joue la comédie musicale The Phantom of the Opera ... mais également devant le Prince of Wales Theatre, où nous découvrons des affiches pour Mamma Mia!, ce qui n'est pas sans me rappeler ces vacances d'été dernière où j'ai eu l'occasion de découvrir cette comédie musicale pétillante. Dieu que j’aime Londres sur ce point, à chaque tournant (ou à chaque descente de métro) des affiches pour une nouvelle comédie musicale, mais aussi des petits points de vente pour des billets réduits sur ces spectacles! Ce qui me fait d’ailleurs penser que j’ai trouvé le prochain musical que j’irai voir lors d’un prochain passage chez Queen Mother : Billy Elliot. Mais revenons à nous mouton, nous voilà au coeur de Piccadilly. L'atmosphère n'est d'ailleurs plus la même que dans le paisible quartier de la City of London. Car ici, c'est très commercial: enseignes géantes, accroches publicitaire, magasins, marques de luxes, et j'en passe! Nos commençons par d'ailleurs notre « prise d’assaut » des lieux par une visite dans l’un des plus grands commerces : M&M’s World Store !

Vous savez, M&M’s, les petits dragées de chocolat enrobés de sucre coloré, frappés de la lettre « M ». Et bien une chaine mondiale de magasins est carrément spécialisée dans la vente de ces confiseries et de tous les produits dérivés qui tournent autour. Les plus connus étant justement situés à New-York et à Londres. J’avais entendu dire de beaucoup que c’était un lieu incontournable sur Piccadilly. Pas pour un achat bien sur, ... mais pour un moment fun. Et effet, car tout dans le magasin est assez « démesuré »: M&M’s World Store, ou « The London Sweetest Attraction » comme l’indiquent des écriteaux à l’intérieur, s’étend sur 4 étages et on y trouve ce que l’on veut. Des simples « bonbons » de la marque, dans toutes leurs variantes de couleurs et de gouts installés dans d’immenses tubes self-service, aux peluches, verres, tasses, portes-clés, en passant par une gamme de vêtements ou de linge de salle de bain. On peut même prendre sa photo avec des mascottes géantes, qu’elles soit en plastique, représentant par exemple un garde londonien, ou avec des vrais acteurs dedans, façon « rencontre de personnages » comme à Disneyland. Même si bon, sur ce point je préfère largement les princesses de Marne-la-Vallée.

Bref, après le tour du propriétaire (et on évolue assez lentement dans le magasin tant il y a du monde), il est près de 14h30 et il est largement temps de se restaurer. Mon ventre crie d’ailleurs vraiment famine car, en réfléchissant bien, il est 15h30 en Belgique avec le décalage horaire. La journée étant bien avancée, pas le temps de trouver un restaurant gastronomique, et nous optons pour un KFC. Pour mon ami français, c’est connu, mais pour le petit belge que je suis c’est nouveau, car l’enseigne n’existe pas dans mon royaume (ça fait toujours classe de dire qu’on habite un « royaume » finalement). KFC, alias « Kentucky Fried Chicken », c’est un alimentation de type restauration rapide ... entrer dedans d’ailleurs, c’est comme entrer dans un Mc Do, mais c’est uniquement à base de Chicken. Aucun soucis pour passer commande en anglais, et notre serveuse était d’ailleurs très sympathique. J’opte pour ma part pour un « Big Daddy Original Box Meal », qui contient un hamburger à base de poulet et d’une sauce de type salsa divinement bonne, des frites, des morceaux de poulet façon « nuggets » frits, mais aussi d’un grand morceaux de maïs chaud. Et le bilan fut très très positif. Dieu que ça change du Quick ou du Mc Do, et c’est en plus meilleur.
C’est le ventre maintenant bien rempli que nous poursuivons notre visite de la ville. Notre prochaine halte est d’ailleurs toute-aussi commercial que le précédente, puisque nous nous dirigeons vers Oxford Street, toujours à pieds. Et nous tombons dans la rue qui y mène sur une enseigne qui n’était pas au programme de notre plan de bataille initial. Nous décidâmes en fait de la visiter plus tôt dans la journée, après avoir feuilleté un magazine publicitaire dans l’Eurostar : une page toute rouge, un soldat de bois et la mention : Hamleys - The finest toys in the world !
Hamleys est le plus grand magasin de jouet du pays. Il s’étend d’ailleurs sur pas moins de sept niveaux, tous aussi différents les uns que les autres. Pour donner une petite idée, le rez-de-chaussé est exclusivement consacré aux peluches ! Nous décidâmes de faire simplement le tour rapide de chacun des étages. Et que de jouets : des maquettes, des accessoires de magie, des kits de petit « laborantin », des jeux-vidéos ou de société et même, un espace entièrement consacré à Harry Potter avec les répliques des baguettes magiques des personnages des films, des robes de sorciers, ou encore la carte du Maraudeur ! Un lieux vraiment enchanteur... pour le porte monnaie aussi d’ailleurs, et nous n’avons donc fait aucun achat, juste du lèche vitrine.

Notre terminâmes notre virée shopping sur Oxford Street - une rue presque 100% dédiée aux magasins des marques les plus célèbres - dans le Disney Store! Le magasin sort d'une réhabilitation très récente, et en effet, dès l'entrée ça sent le neuf! C'est moderne, c'est beau. Au centre à l'intérieur, un immense château avec un escalier permet de se rendre au niveau inférieur. Notons également que les murs sont « parsemés » de différentes citations célèbres de personnages Disney, et que de temps à autre, on peut voir Dumbo passer. Car oui, le magasin regorge d’effets de projections sur les murs, et c’est très sympathique. Sinon, le tour des lieux sera assez rapidement fait, puisque la marchandise du Disney Store vise hélas un peu trop clairement un public « enfants », et il est dommage de ne pas voir plus d’objets de collection, comme les magnifiques figurines que l’on peut pourtant se procurer au Harrington's sur MainStreet U.S.A à Disneyland Paris. Une fois sortis du magasin, nous primes la direction de la station de métro voisine: Oxford Circus, pour rejoindre South Kensington, et nous rendre au ...
The Natural History Museum
Le musée d’Histoire Naturelle de Londres à la même particularité que la plupart des musées de la capitale: il est gratuit. C'est d'ailleurs le point principal qui nous poussa à le visiter, et sans doute aussi le fait qu'il est recommandé par la plupart des bons guides de poches ou sites internet touristiques. Le première chose que l'on peut dire à propos de ce muséum, c'est qu'il est vachement imposant, et qu'il a de l'allure. En effet, a peine sorti de la station de métro voisine, on ne peut pas faire sans remarquer cet extraordinaire bâtiment, presque entièrement construit de briques de terre cuite. Wikipédia nous indique d'ailleurs, que cet usage de la brique est prévu pour résister à l'atmosphère londonienne riche en suie de l’époque victorienne! Nous entrons dans le musée via un immense hall que domine le squelette d’un diplodocus. L'architecture des lieux est saisissante! Ce musée est vraiment magnifique! Mais pas vraiment le temps de s'attarder dans le hall, il nous faut trouver un point de départ, un première salle à visiter. Nous nous dirigeons donc vers un des plans du musée et, à nouveau même constat: c'est immense. Il y a tant de salles à thèmes que je suis sur qu'il faudrait bien quelques jours pour voir l'intégralité de ce musée. Les départements sont aussi variés les un que les autres: géologie, fossiles, minéraux, évolution, plantes, primates, énergie verte, vision de la terre, ou encore le « Darwin Center ». Que choisir? Nous décidons cependant de commencer par l'exposition la plus populaire auprès du public: Dinosaurs !

Nous pénétrons donc dans le hall consacré à ces animaux préhistoriques, et empruntons un escalier. Une immense passerelle surplombe en fait l’exposition, pour nous en donner un premier aperçu. Squelettes de Vélociraptor, reconstitution de nids de dinosaures, véritables crânes de Tricératops et même « bébés » dinosaures animés nous entourent alors. Le temps de traverser la passerelle, nous nous retrouvons dans une autre pièce où la pénombre règne. Lumières rougeoyantes, bruits de feuillages, fumées, rugissements... et nous sommes après quelques tournants face-à-face avec un T-Rex animé, grandeur nature, et saisissant (It’s like Disneyland!). L’expo continue ensuite, et l’on revient dans le bâtiment principal que nous survolions via la passerelle, cette fois-ci au niveau du sol, pour découvrir des aspects des dinosaures aussi divers que variés: alimentation, reproduction, habitat, course, vie de groupe (!), ... Le tout ponctué de textes, de maquettes, de planches interactives, et d’objet à tester. Vraiment intéressant, et déjà près d’une seule heure de passée dans cette section du musée. Nous nous laissons alors flâner de salle en salle, et découvrons un espace consacré aux animaux rares, comme le diable de Tasmanie ou encore le Dronte de Maurice (Dodo) dont on peut voir un squelette ... fascinant. Notre aventure dans ce musée se terminera par la salle consacrée aux mammifères, où trône une immense baleine taille réelle, ainsi que son squelette juste au dessus. La visite de cette pièce sera de courte durée malheureusement car des membres du personnels commencent à sillonner les allées en indiquant que le musée va fermer d'ici un petit quart-d'heure... Nous préférons alors nous diriger vers la sortie, mais une chose est sure : lors d'une prochaine visite à Londres, je n'hésiterai à retourner dans ce magnifique musée dédiée à l'Histoire Naturelle. En sortant, nous choisissons de remonter vers Knightsbridge à pied, à notre aise dans la douce soirée qui s'installe, afin de nous rendre dans l'une des plus grande curiosité du coin, le magasin...
Harrods
« Omnia Ubique omnibus » est la devise de Harrods. Comprenez par là « Tout, partout, pour tous »! Harrods n'est rien d'autre qu'un magasin très luxueux, et de renommée mondiale ... la plus grande surface commerciale de Londres d'ailleurs, puisqu'elle s'étends sur sept immenses niveaux. Vous arrivez devant le magasin, un portier vous ouvre, et attention car c'est tenue correcte exigée pour entrer. Et une fois à l'intérieur, c'est tout simplement « waouw » !!! Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi effarant ! Car oui, on trouve vraiment de tout chez Harrods... Pour commencer la visite, nous suivons les panneaux « Food Halls » qui nous conduisent dans les différents rayons d’alimentation, ou plutôt les différents départements dirais-je, tant ces « rayons » sont immenses. Et chacun est d’ailleurs une découverte en soi. Je ne me rappelle plus vraiment de l’ordre dans lesquels nous les avons visités. Il me semble que nous commençâmes par le chocolatier, présentant chocolats anglais, chocolats du monde, chocolats belges évidement, ou encore fontaine de chocolat, le tout dans de grands présentoirs qui rappellent les magasins de la belle époque victorienne! Et chaque vendeur (serveur?) est d’ailleurs habillé dans un costume accompagné d’un chapeau brodé de l’insigne du magasin: Harrods! On croise également un comptoir avec des dizaines de grandes boites de thé parfumés, un département épicerie fine ou encore « fromage » avec des dizaines de fromages venus du monde entier.

Parfois, dans certains départements, les produits se vendent dans des étalages au milieu de la pièce toujours richement décorée - à l’instar de la poissonnerie ornée de superbes mosaïques de carrelage - alors que des minis-bars permettent de déguster (je rectifie: d’acheter) des sushis, des mets asiatiques, différentes sortes de viandes, de confiseries, des cafés ... sur place. Et les surprises continuent de salles en salles. J’ai par exemple été fort étonné de découvrir des plafonds remarquables au niveau de l’étal fruits et légumes. De magnifiques lustres aussi grand que ceux en cristal de grand-mère qu’on peut trouver dans des brocantes, qui abordent des motifs de vignes et de citronniers - citrons et grappes de raisins incluses - apparemment moulés ou ciselés dans l’armature, et dont les motifs s’étendent jusque dans le plafonds! Incroyable.
Comme tout le rez-de-chaussé semble consacré à l’alimentation, nous nous décidons à franchir l’escalier qui conduit au premier étage, et nous tombons nez-à-nez avec la zone « jeux ». A nouveau, on trouve de tout: des simples jeux de carte - pourtant frappé de l’insigne Harrods - à la table de poker qui occuperait déjà un tiers de mon salon, il y en a pour tout les gouts. Le temps de flâner quelque peu, nous montons d’un pallier pour découvrir l’entrée d’un autre univers de renommée mondiale dans ce magasin : Christmas World. Et en effet, c’est Noël toute l’année durant chez Harrods, qu’importe que vous ayez envie d’acheter vos décorations de sapin en juillet ou en décembre. Boules par milliers, guirlandes lumineuses, pochettes cadeaux, branches d’arbres blanc, il y en a pour tout les goûts! Mais plus trop le temps de s’attarder, il est près de 18h30, et nous devons absolument retourner à l’Apollo Victoria Theatre pour la représentation de 19h30 de Wicked. Et sortir d’Harrods n’est pas été une mince affaire d’ailleurs, puisqu’ils nous a fallut près de 10 minutes pour retrouver la (une des) sortie(s) du magasin, et découvrir quelques autres surprises en cours de route, comme un espace exclusivement réservé à un glacier ! Le temps de sauter dans le métro à la station voisine, et en route pour ... Wicked, The untold story of the witches of Oz. Mais voila qui fera l’objet du prochain article : City Trip to London (partie 3/4)





























